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 Sous le chapiteau...

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Rubis
Ancien(ne) chat(te) de Clan
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<u>Rang 2nd personnage</u> ;Apprenti(e) avec Mentor
Messages ; : 555
Humeur ; : Envie de massacrer tout le monde et de leur arracher les yeux avec la sainte pelle, sinon, ça va 8)

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MessageSujet: Sous le chapiteau...   Lun 18 Avr 2016, 01:06




Sous le Chapiteau



La nuit était déjà tombée depuis bien longtemps mais Rubis était toujours éveillée. Elle faisait régulièrement des cauchemars où elle entendait des voix. Ça l'empêchait de dormir. Alors elle dormait le moins possible, mais il arrivait toujours un moment où elle tombait de fatigue. Et ça recommençait, des voix qui la suppliait de les rejoindre. Mais qui étaient-ils ? Pourquoi elle ? Pourquoi venir la torturer elle alors qu'il y avait plein d'autres chats dans le monde ? Soudain, elle se rendit compte de sa pensée et combien elle était égoïste. Aucun chat ne méritait de vivre ça, même Etoile du Tigre. Même lui méritait mieux. Ses yeux se fermaient et elle essayait d'empêcher ces voix d'entrer dans sa tête. Elle voulut rouvrir les yeux mais c'est comme si elle était devenue aveugle. Elle marchait, ou plutôt elle titubait. Elle ne savait pas où elle allait. Elle sentit une brise froide qui lui glaça le poil. La solitaire était désormais frigorifiée. Toujours en titubant, elle cherchait un endroit où s'abriter. Elle leva la truffe et flaira une odeur horrible. Ça empestait la saleté. Pourtant elle essayait tout de même d'avancer. Elle frôla une matière qui ressemblait à du plastique mais ça n'en était pas. Le tissu bougea quand elle passa au travers et créa un courant d'air, ce qui la glaça encore plus. N'en pouvant plus, elle s'écroula au sol dans un bruit sourd.
_______________________


Quelques heures plus tard, ses yeux s'ouvrirent. Elle remarqua qu'elle pouvait voir à nouveau. Étrangement, aucune voix n'était venue la déranger pendant sa courte sieste. Elle se sentait étrangement bien à son réveil mais elle n'avait aucune envie de se lever. Elle restait allongée au sol, sur la terre fraîche et dure. La solitaire observait ce qui se trouvait autour d'elle. Deux cordes tenaient un bâton lisse et droit. Le vent faisait bouger ce bâton et faisait grincer les cordes. Il y avait des gros tapis bleus ou rouges un peu partout. Elle remarqua qu'elle n'était pas dans une pièce rectangulaire comme chez les bipèdes mais le toit était en triangle. Et les murs n'étaient pas fait de brique mais de toile cirée tenues par des barres de métal. Une énorme balle bleue avec des étoiles jaunes se tenait au centre de cette maison triangulaire. Il lui semblait avoir déjà entendu parler d'un endroit pareil.. Un chatapi ? Non, qui donnerait un nom pareil à cette endroit. Cha... Cha... C'était un chapiteau ! Elle avait entendu parler de représentations de cirques qui étaient données à l'intérieur. Pourtant, ce chapiteau semblait avoir été abandonné par les bipèdes. Peut-être avaient-ils été chassés ? Rubis n'en avait que faire. Elle avait trouvé un refuge où il ne faisait pas trop froid et dans lequel elle se sentait bien. Elle remarqua tout autour du chapiteau des planches de bois tenues elles aussi par des barres de métal. Ça avait l'air solide. Elle grimpa dessus et renifla l'odeur de la toile cirée. Elle sentait juste... la toile cirée. Comme si personne n'était entré dedans depuis longtemps. Comment un lieu aussi grand pouvait être invisible ? Quelqu'un avait bien du entrer ici avant elle. La jeune solitaire entendit son ventre grogner, elle décida donc de sortir de ce chapiteau abandonné pour aller chasser. Une fois dehors, elle remarqua que le jour allait bientôt se lever. Elle partit donc en courant vers la forêt. Elle leva la tête et se mit à flairer. Le coin grouillait de proies !
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Après cette bonne partie de chasse, Rubis rentra au chapiteau où elle déposa ses proies sur un des tapis bleus. Elle s'assit et prit le premier mulot qu'elle avait trouvé et le dégusta. Elle avait cette impression que ça faisait des lunes qu'elle n'avait pas dégusté quelque chose d'aussi bon. Elle savoura sa proie jusqu'à la dernière goutte de sang. Elle lécha ses griffes en prenant garde à ne pas se griffer la langue. Puis elle attaqua sa deuxième proie qui subit le même sort que la première. Au moment où elle allait manger la troisième proie qu'elle avait chassé, elle flaira une odeur inconnue à l'entrée du chapiteau. Elle se sentait épiée. Elle n'était pas seule dans cet endroit, c'était sûr. Mais qui était là alors ? Elle qui se demandait tout à l'heure si quelqu'un venait parfois ici, elle avait sa réponse. De plus, ce chat empestait la même odeur qu'elle avait senti avant de s'évanouir. Ca veut dire qu'il était sûrement très doué pour masquer son odeur et qu'elle était sur un territoire qui ne lui appartenait pas. La solitaire fit comme si elle n'avait rien vu et continue à manger. Juste avant de croquer dans sa dernière bouchée, elle vit la toile cirée bouger. Maintenant elle en était sûre, il y avait définitivement quelqu'un derrière, qui espionnait ses moindres faits et gestes. Elle plissa les yeux pour tenter d'apercevoir le chat mais elle ne vit qu'une ombre assez imposante. Elle espérait secrètement que c'était un chat du clan de la Rivière. Elle voulait tellement retrouver son ancien clan. Pourquoi avait-elle fallu qu'elle soit aussi idiote au point de tomber dans le ravin en chassant une proie hors de son territoire en plus ? Pourquoi le clan des Etoiles l'avait fait se réincarner elle et pas un autre chat ? L'heure n'était pas aux questions, un ennemi pouvait se trouver derrière cette toile. Elle dit d'une voix grave :

« Qui est là ? Montre toi. Je veux voir ton visage. »
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MessageSujet: Re: Sous le chapiteau...   Mar 19 Avr 2016, 19:08

« Sous le chapiteau »



I can't control me...



Il y avait de ces nuits où la peur l'emportait sur la sûreté; où le désarroi s'alliait l'angoisse. Oxymore n'était pourtant pas du genre à se laissait facilement impressionner; mais lorsqu'elle s'éveilla, ce fut en sueur, son cœur prêt à éclater dans sa poitrine. La lune était élevée déjà depuis plusieurs heures; et ces minutes, ces secondes, s'étaient déroulées dans la terreur. Il y avait eu des effusions de sang et, oh combien, le poids de la solitude traînant comme un fardeau à ses pattes. Et des pleurs, oh combien, de lamentations ! Elles qui sonnaient comme un doux chant à ses oreilles avaient été, le temps de son cauchemar, des couteaux se plantant sauvagement, déchiquetant sa peau. La douleur se mêlait à ses pleurs, la douleur était celle de tout ce qu'elle désirait infliger aux autres; la douleur était profonde, marquante, terrible et lancinante. Pourtant, la jeune féline gardait le silence de la parole; seuls résonnaient les éclaboussures de sang et le son des crocs qui se plantaient dans sa chair. Et le réveil soudain; brutale, comme si elle n'avait pas vécu depuis des années. Comme il était étrange, de se rappeler d'un rêve. D'un simple rêve, et qui se résumait très simplement en un mot : angoisse. L'angoisse de tout perdre, l'angoisse de perdre la vie, de perdre l'honneur, de perdre l'avenir, de perdre jusqu'à même le droit de se battre à jamais.
Comme la vie était fragile; c'était, en vérité, de la soie. La pluie l'alourdissant, le givre la fragilisant, le vent la faisant dangereusement tanguer, battant ses fils tendus reliant tant bien que mal deux extrémités : le début et la fin. Elle palpitait, la vie; c'était un papillon. Mais elle ne subsistait pas longtemps en ce monde injuste. Aussitôt arrivée, aussitôt anéantie; pour survivre, il fallait être dominant. Les dominés, faibles, instables, étaient balayés, irrémédiablement. Et les imbéciles de même.

Oxymore du Clair-obscur, son cauchemar collant toujours à sa peau, se releva en tremblant; tout ses camarades dormaient en cette nuit paisible. Les étoiles parcouraient le ciel en une longue traînée lumineuse. Une envie irrésistible de les rejoindre la frappa soudainement. Un désir impétueux, incontrôlable, qui prenait peu à peu possession de son esprit, de son âme, puis de son corps; elle courut alors. Pour rattraper le temps perdu, pour oublier son cauchemar, pour défouler sa force, pour, l'espace d'un instant, ne plus penser à rien. Ses coussinets lui brûlaient, son souffle devenait de plus en plus court, de plus en plus laborieux. Le vent qu'elle générait sifflait à ses oreilles. Et le paysage se défigurait dans un tourbillon de poussière, et elle riait à gorge déployée; un rire sarcastique, un rire ironique. Un rire à faire peur. Un rire de démente. Elle s'arrêta enfin, incapable de reprendre son souffle, s'étouffant sous le manque d'air. Puis, peu à peu, sa respiration se fit plus facile; ses voies respiratoires se débouchèrent, son pou reprit son rythme ordinaire. Sa course folle l'avait amenée vers une terre, libre -l'odeur d'un clan lui serait parvenue bien plus tôt-, qu'elle n'avait encore jamais exploré, mais dont elle avait entendu l'écho de son étrangeté.
Un chapiteau de bipède se dressait en toute sa hauteur; son toit rayé rouge et blanc lui donnait une allure sinistre sous la lueur blafarde de l'astre lunaire. Étrangement, il semblait inhabité depuis bien longtemps. Les herbes folles avaient envahi ses nombreux pieds. La féline ombreuse fit le tour, désireuse de trouver une entrée, pas le moins du monde effrayée. Elle finit par repérer une minuscule ouverture, suffisamment grande pour qu'elle s'y faufile. Oxymore y pénétra d'un pas sûr. Elle déboucha alors dans une vaste salle en partie délabrée. Des ballons or, bleus et rouges étaient dispersés ci et là; d'étranges fils noires, avec des appareils qu'elle n'avait encore jamais vu, pendaient au plafond qui semblait monter à l'infini. La poussière envahissait le sol. Une scène surplombait l'ensemble. Enfin, des rideaux coupaient en deux ce vaste espace. Elle s'y glissa sans hésitation, le regard s'arrêtant sur chaque nouvel élément. Ce lieu était effrayant pour un esprit trop simple; la jeune guerrière, elle, s'y plaisait. Elle s'amusa à se faufiler derrière les rideaux, à ricaner doucement, quand elle sentit une odeur féline : celle d'un solitaire, sans doute. Une femelle. Oxymore ne tarda pas à entendre sa voix résonner dans l'enceinte du chapiteau :

« Qui est là ? Montre toi. Je veux voir ton visage. »

Tu veux donc me voir ?, ricana intérieurement la jeune guerrière. Mais avec plaisir ! Elle passa de l'autre côté des rideaux d'une démarche gracieuse, s'approchant de l'effrontée, se délectant du doute qui planait dans ses yeux.

« C'est imprudent de traîner seule, la nuit, très chère... »



Sorry. C'était nul T_T
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MessageSujet: Re: Sous le chapiteau...   Dim 08 Mai 2016, 21:07

Je me permets de uper c:
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MessageSujet: Re: Sous le chapiteau...   

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