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 "La grandeur d’une âme est déterminée par..."

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Orage Éternel
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MessageSujet: "La grandeur d’une âme est déterminée par..."   Dim 17 Avr 2016, 21:39

"La grandeur d’une âme est déterminée par la profondeur de ses souffrances."



Nausicaä de la vallée du vent.

Orage Éternel était réveillé. Il était vraiment tard pourtant. Le matou aux grands yeux gris se tournait et se retournait sans cesse dans sa litière. Au dehors, les arbres dénudés se balançaient au rythme du vent. Il pleuvait ; le bruit des petites gouttes d'eau tombant sur le sol à un rythme régulier apaisait Orage Éternel. Il aurait bien voulut sortir dehors, pour profiter de la nuit, mais il ne voulait certainement pas déranger ses camarades. Ils avaient eu une très longue journée, peuplée de patrouilles et d'activités diverses, et ils devaient se reposer. Orage Éternel offrit un regard à chacun de ses compagnons, tout en priant le Clan des Etoiles de leur apporter une bonne nuit. Quant à lui, il avait quelque peu mal au dos. Il ne voulait pas trop se retourner dans sa litière, pour ne pas réveiller les autres. Les Anciens lui disaient souvent qu'à force de favoriser le bien-être des autres en dépit du sien, il lui arriverait des soucis. Orage Éternel les écoutait, sans piper mot. A quoi bon ? Les Anciens avaient raison. Mais il ne pouvait pas lutter contre sa nature.
La pluie était torrentielle. Le guerrier du Clan du Tonnerre éprouva un léger regret. En effet, il avait toujours adoré la pluie, et la contempler était un de ses plus grands plaisirs. Mais bon. Il n'allait pas déranger les autres guerriers pour ça. Le soleil se lèverait bientôt, et il pourrait sortir prendre l'air à ce moment là.
En attendant, il devait tâcher de se rendormir, pour pouvoir apporter autant d'aide que possible le lendemain.

Le soleil était à son zénith. Orage Éternel se leva en même temps que les autres guerriers. On lui demanda son aide pour une patrouille. Bien entendu, le félin immaculé accepta.
Un peu plus tard, une guerrière lui demanda si il voulait bien venir chasser avec elle. Sans même hésiter un instant, il lui emboîta le pas.
La journée fut pluvieuse. Orage Éternel n'avait plus rien à faire, alors que l'on était à peine en début d'après-midi. Le félin aux pelage blanc se dirigea vers la pouponnière. Une des reines dont il avait oublié le nom lui adressa un large sourire. Qu'il lui rendit. Il s'occupa pendant une bonne heure des petits, jusqu'à ce que ceux-ci s'endorment. Ensuite, il s'assit un instant sur le seuil de la tanière des guerriers, pour contempler le ciel. Un nuage gris se rapprochait dangereusement du camp. Orage Éternel esquissa un vague sourire. L'orage allait éclater, cela ne faisait aucun doute.
Le grand félin sorti, et nettoya, aussi bien qu'il le pouvait, le camp. Il allait partir faire une petite promenade. Avant de s'en aller, Orage Éternel fit un tour dans chaque tanière, pour prévenir ses camarades qu'il s'absentait. Il leur demandait aussi si ils n'avaient pas besoin de son aide. Il n'eut que des réponses négatives, accompagnées de grands sourires. Le guerrier ne savait que répondre, alors il souriait. Il souriait très souvent, mais jamais pour rien. C'était cela qui faisait toute la beauté de son sourire.

Orage Éternel sentit une goutte sur sa truffe. Puis une autre. Bientôt, ce fut une averse complète qui lui tomba sur le dos. Le félin blanc n'y faisait pas attention. Ses moustaches frémirent. Il ronronna de bonheur. La pluie lui chatouillait le museau. Il était très heureux. Etre en pleine nature, il adorait ça.
Orage Éternel était frigorifié. Sa fourrure dégoulinait tant elle était imbibée d'eau. Malgré tout, le félin affichait l'air calme qui lui était coutumier. Il était imperturbable. Qu'il soit en colère, heureux, triste... Il affichait toujours la même mine sereine. Oh, parfois, certains de ses proches arrivaient à voir lorsqu'il était contrarié. Dans ces moments là, un voile de tristesse passait dans ses yeux gris d'orage. Mais c'était très rare. Orage Éternel détestait que les autres se fassent du soucis pour lui, bien qu'il s'en fasse souvent pour les autres. Paradoxal, n'est-ce-pas ?

Le guerrier du Clan du Tonnerre continuait sa marche. Ses coussinets gris s'enfonçaient dans une sorte de mélasse qui composait le sol. Le tonnerre éclata. Orage Éternel aperçut, quelques instants plus tard, un éclair. Il espéra que tous les chatons étaient rentrés dans la pouponnière, et que les apprentis avaient fini de ramasser la mousse pour leurs litières et celles des Anciens. Sinon, ce serait fichu. Le chat aux yeux gris leva les yeux vers le ciel. Celui-ci était vraiment menaçant. La pluie allait continuer à tomber, et l'orage à s'abattre, pendant de nombreuses heures, c'était certain.
Orage Éternel aperçut un félin au loin. Un chat du Clan de la Rivière apparemment. Il était noir et possédait de magnifiques yeux bleus. Le matou blanc lui adressa un signe de tête, que l'autre lui rendit.
Orage Éternel pris de l'élan et bondit par dessus un arbre tombé sur le sol récemment. Après cet effort, le matou partit en sprint, jusqu'à atteindre les Quatre Chênes. Arrivé là, il s'arrêta. Orage Éternel résista à l'envie de s'arrêter sous un arbre ; c'était une très mauvaise idée compte tenu le temps. Mais bon, ici, il n'avait aucune crainte à avoir : il faudrait que l'orage soit très puissant pour faire tomber un de ces grands arbres. Le félin aux yeux gris huma l'air. Un autre chat était présent. Du Clan de l'Ombre, d'après son odeur. Orage Éternel n'avait aucune raison d'être hostile à ce félin. Il s'assit donc sur le sol boueux et entreprit, tant bien que mal, de faire sa toilette, tout en attendant que l'autre s'approche.


Dernière édition par Orage Éternel le Lun 18 Avr 2016, 07:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "La grandeur d’une âme est déterminée par..."   Dim 17 Avr 2016, 22:22

« La grandeur d’une âme est déterminée par la profondeur de ses souffrances. »




« Marches - tu , marches - tu,
Sous la pluie et le vent ?
Allez souviens-toi, tu m'as vue
Sur le bord du ruisseau, errant

Hagarde, sans un regard vers toi
Puisqu' après tout je suis ici chez moi
Et n'y empiète pas car mon âme
Grogne plus fort que mon cœur...»



Les cieux s’effondraient en une pluie torrentielle. Et cette pluie, était les larmes de tous ceux qui ne pouvaient les faire tomber; Oxymore était de ceux-là. Trop faible, ou trop forte, pour pleurer. Il en était des agonies en ce bas monde; mais rien d'aussi terrible que la mélancolie qui étreignait le cœur de la jeune féline. Elle songeait à son père qu'elle n'avait pas vu s'envoler dans les étoiles; pour la première fois de sa vie peut-être, un semblant de remords atteignit ses pensés. Aussitôt arrivés, aussitôt tués. Plus rien ne pouvait l'atteindre, désormais. Elle se fichait éperdument de son père. Il n'avait jamais été là pour elle, quand cette dernière avait besoin de lui. Il l'avait lâchement abandonnée ! Il ne méritait pas qu'elle lui accorde une seconde d'importance. Quant-à sa mère, eh bien, elle n'y songeait même pas. La seule pensée orientée vers ce sujet était d'imaginer son corps ensanglanté, torturé. Et ses griffes plongées dans la gorge de sa maternelle. Et l'envie de les enfoncer plus profondément encore. Un sourire se dessina sur le visage d'Oxymore. Un sourire d'espoir. Ce même sourire qu'elle avait, enfant; mais qui laissait afficher un sentiment : la haine. C'était un sourire carnassier, celui d'un prédateur qui se pourléchait les babines à l'idée de faire souffrir sa proie.
En cette fin de journée, elle était éveillée alors que tous les autres félins ombreux dormaient d'un sommeil ininterrompu; la jeune guerrière aimait cette heure silencieuse, où rien, mis à part les éléments, ne venait perturber le cours de ses pensées. Un éclair, un. Et cette étrange délectation qu'elle en tire. La féline ébène détourna son regard vers ses camarades; leur ventre se soulevait à rythme régulier. Elle parvenait presque à entendre leur petit cœur, si fragile, tambouriner lentement dans leur poitrine. Ils étaient si vulnérables, endormis. Il suffirait d'un rien. Juste d'un peu de volonté. Ou d'avoir un autre plan, peut-être. Oxymore, fatiguée, bailla longuement, dévoilant ses crocs d'un blanc pur. Elle finit par se relever; de ce fait, elle sortie sa tête en dehors de la tanière, s'exposant au courroux du ciel. La guerrière se délectait de cette pluie fraîche. Elle la laissait couler lentement sur son visage, comme une délivrance, comme pour rafraîchir ses idées, comme si la pluie était une manière d'oublier, de tout oublier, et surtout, d'oublier, l'espace d'un instant, son clan.

Oxymore du Clair-obscur se releva, et sortit de manière complète de la tanière. La tempête était partie pour rester; il pleuvait à n'en plus pouvoir, les éclairs déchirant le ciel en continue. La jeune guerrière avait envie de se dégourdir les pattes; elle traversa le camp d'une foulée légère, ses coussinets laissant une emprunte profonde sur la terre boueuse. Elle n'appréciait pas qu'on observe le moindre de ses mouvements; ainsi, elle chassait plus régulièrement seule et patrouillait peu. Ce soir, elle n'y fit pas exception; après avoir surveillé le garde qui faisait des rondes, se déplaça habilement derrière un rocher, son ombre se mouvant contre ce-dernier, avant de franchir la limite du camp. La féline ébène avançait d'un pas tranquille. Elle avait besoin de prendre l'air; juste de prendre l'air. Inutile de courir, en soit. Les proies s'étaient réfugiées au fond de leur terrier; les arbres squelettiques se dressaient en des monuments spectrales; les aiguilles des pins formaient comme de minuscules couteaux, prêts à déchirer la peau du moindre inconnu qui poserait les pieds sur ces terres. Cela dit, Oxymore n'avait pas peur; la guerrière était amie avec l'effroi. Elle s'avançait sans crainte au travers la forêt, en direction des Quatre Chênes. Là-bas, elle y serait tranquille, assurément. Peu de félins appréciait la sensation de lourdeur que leur infligeait leur pelage humide en ce genre de temps; il était idéal pour être tranquille. Les Quatre Chênes étaient des terres peu visitées en dehors des assemblées.

Quatre grand arbres, s'élevant de manière démesurée vers le ciel, indiquèrent à la jeune féline qu'elle était arrivée à sa destination. Son regard balaya les environs; personne. Ou du moins, pas encore. Elle avança avec prudence, et se posta derrière un buisson; elle se refusait à croiser quelqu'un de son clan. Oxymore y était depuis un certain temps déjà, et son pelage trempé se plaquait contre son corps. Elle s'ébroua, quand une odeur suspecte lui parvint aux narine; un félin du clan du tonnerre.
Elle repéra bien vite l'inconnu. Son pelage immaculé se fondait mal dans le décor sombre, nocturne. Ses prunelles étaient d'un gris profond; c'était une couleur peu ordinaire. Pas mal, pas mal du tout, se murmura Oxymore à elle-même. Le matou entreprenait de se toiletter. La féline ombreuse était sous le vent; sans doute l'avait-il senti, mais il n'en laissait rien paraître. Elle s'avança à pas feutré et, une fois devant lui, affichant le plus grand sourire qu'il lui soit possible, lui dit :

« - Bonjour ! Ou devrais-je dire... Bonsoir. »


Surtout, rester accueillante, chaleureuse. Et attaquer après.


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Orage Éternel
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MessageSujet: Re   Lun 18 Avr 2016, 18:46

La pluie ne s'arrêtait pas. Le tonnerre et la foudre continuaient leur ballet, accompagnés des arbres et de leur symphonie grinçante. Orage Éternel avait rapidement abandonné l'idée de se toiletter. Son pelage était lourd tant il était imbibé d'eau. Passer un ou deux milliers de coup de langue dessus n'y changerait rien. Mais bon. Ce n'était rien, du moins rien qui puisse sortir le matou blanc de son attitude quelque peu léthargique.
Le félin qu'il avait sentit quelques instants auparavant venait de se découvrir. Apparemment, il s'était caché dans un buisson. Enfin... caché ? Peut-être y faisait-il une sieste... Peu importait.
Quoique... Il ? Non. C'était une femelle. Orage Éternel cessa d'humer l'air. A quoi bon ? Il savait à qui il aurait à faire, puisqu'il l'avait en visuel.
La femelle était assez grande, même si Orage Éternel la dépassait d'une bonne tête. Il faut dire qu'il était l'un des plus grands chats de la forêt. Pas très pratique pour se camoufler, n'est-ce-pas ? L'Ombreuse portait bien son titre ; elle était parée d'une robe d'un noir profond, si sombre qu'on ne l'aurait pas repérée dans l'atmosphère obscure si elle n'avait pas été affublée d'une belle paire d'yeux ambrés. Le guerrier du Clan du Tonnerre dévisageait de son air calme sa compagne d'infortune. Une foule de questions lui trottait en tête : que faisait-elle ici ? Est-ce-qu'elle aussi, elle aimait ce temps, cette lourdeur dans l'air ? ...Et tant d'autres. Bien entendu, Orage Éternel n'ouvrirait la bouche que par nécessité, comme il l'avait toujours fait depuis ce fameux jour. Rien ne sert d'en dire trop, à part se faire souffrir en dévoilant ses faiblesses.

« - Bonjour ! Ou devrais-je dire... Bonsoir. »

La féline s'était avancée à pas feutrés devant le mâle immaculé. La douceur de son pelage pur contrastait avec celui de l'autre, qui était son opposé, dans les moindres détails.
Orage Éternel lui sourit. Pas avec sa bouche, non. Il lui sourit avec les yeux. C'était sa façon de sourire à lui. Rares étaient les personnes qui l'avait vu avec un sourire franc sur les lèvres. Rares... Personne, tout compte fait. A part peut-être ses parents...
Orage Éternel cessa de dévisager l'inconnue, préférant poser ses grands yeux délicats sur elle. Elle était très belle. Une beauté étrange, presque... maléfique. Le matou blanc ressenti une profonde tristesse, ainsi qu'autre chose... Cela le mettait légèrement mal à l'aise. Il avait toujours su décrypter les émotions des autres. Cela n'était pas toujours bénéfique, mais le fait est qu'il avait ce don. Cela faisait de lui un ami hors du commun.
Le guerrier aux yeux gris se décida enfin à répondre.

"Bien le bonsoir." déclara t-il chaleureusement. "Je suis ravie de faire ta connaissance, guerrière du Clan de l'Ombre."

Poli et charmant, tout comme à son habitude. Orage Éternel lança un regard en direction du ciel. Des nuages de plus en plus sombres s'amoncelaient au dessus de leur tête. Le félin aux coussinets roses ressentait un étrange sentiment. Comme une vague de terreur qui tentait de s'emparer de son cœur fermé à double tour. Était-ce cette féline ? Il était vrai qu'elle était des plus étrange... Elle était... dérangeante.
Orage Éternel soupira longuement, avant de reposer son regard bienveillant, bien que teinté d'une pointe d'interrogation, sur la femelle qui était très proche de lui.
Le grand chat se sentait extrêmement triste. La guerrière semblait porter sur ses épaules un lourd fardeau... Le fardeau qu'était celui des souvenirs douloureux. Qu'avait-il bien pu lui arriver pour qu'elle soit empreinte d'une telle souffrance ?

Un éclair fendit le ciel. Le tonnerre gronda. Orage Éternel songea aux petits, bien à l'abri dans la pouponnière. Il espérait qu'aucun deux ne se seraient aventuré dehors, par ce temps. Avec un peu de chance, aucun d'entre eux ne serait sorti. Sinon, ils tomberaient malades à coup sûr... Bien qu'Orage Éternel soit friand de ces longues promenades en solitaire, en symbiose avec la nature, il n'était jamais totalement confiant quand à la sécurité de ses camarades. Il pensait aux Anciens... Leur tanière avait connu des hauts et des bas, tout comme eux... Il fallait prier pour que les trous que le matou aux yeux gris avait mis si longtemps à colmater ne se soient pas ré-ouverts... Orage Éternel soupira de plus belle. Il savait pertinemment qu'il n'était pas le seul à veiller sur le Clan. Chacun de ses camarades, aussi nombreux qu'ils étaient, faisaient de leur mieux, et assuraient leur rôle à la perfection. Malgré tout, le fait était que le guerrier était sans cesse inquiet pour eux. Il voulait que ses amis aient le meilleur, vivent leur petit quotidien sans embûches... Le plus important pour lui était la pouponnière. Il prenait grand soin des chatons, et cela il le faisait avec énormément de bienveillance. Orage Éternel voulait leur assurer un bon avenir, et pour cela, il fallait qu'ils aient la meilleure enfance possible. Ce désir était sans doute dû au fait que lui même ait eu une enfance désastreuse...

Orage Éternel secoua la tête, comme pour chasser ses pensées. Rien ne servait de s'inquiéter à ce point. Tout allait pour le mieux, il en était sûr. Il fallait qu'il cesse de ne se reposer que sur lui-même, et qu'il laisse un peu faire les autres. Les Anciens n'arrêtaient pas de lui rabâcher les oreilles. Mais, bien entendu, ils avaient raison. Le matou le savait. Néanmoins, il n'y arrivait pas. Lutter contre sa nature lui faisait faire de terribles cauchemars. C'était comme si l'on lui plantait une griffe sanglante dans le dos. Lorsque c'était arrivé, ses camarades lui avaient conseillé d'aller demander conseil au guérisseur. Celui-ci lui avait donné de quoi dormir, en lui recommandant de cesser de se tourmenter. C'est ce qu'Orage Éternel avait fait. Son angoisse avait disparu, mais il restait toujours soucieux.
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MessageSujet: Re: "La grandeur d’une âme est déterminée par..."   Jeu 21 Avr 2016, 21:30


Le félin blanc observait Oxymore sous ses moindres coutures. La guerrière de l'Ombre le laissait faire, toujours aussi souriante; elle ne cherchait pas le conflit, ni à attiser une haine en son cœur. Elle n'avait pour seul objectif que de lui paraître aimable; pour l'instant, du moins. Observer; être attentive au moindre de ses mouvements; être d'accord avec lui, avec ses opinions. S'adapter à son caractère. L'apprivoiser, jusqu'à ce qu'il soit docile et prêt à ses plier à ses volontés. Il était toujours bon d'avoir un subordonné à qui s'adresser en cas de problèmes. La féline ébène savait très bien comment s'y prendre; malheureusement, contrairement à ce qu'elle pensait il y a quelques lunes, tous les chats n'étaient pas des naïfs. En vérité, les plus malléables étaient ceux qui avaient un but; obnubilés par ce dernier, ils oubliaient jusqu'à la méfiance. Ne pas être crédule ne signifiait pas ne pas être un imbécile. Car seuls les idiots tombaient dans ce genre de piège; et des idiots, on en trouvait plus qu'il n'en fallait, en ce bas monde. L'autre l'observant toujours, la femelle se décida à faire de même. Le matou était imposant, très imposant; il dépassait Oxymore d'une tête environ. Sa fourrure d'un blanc pur, longue, retombait sur ses pattes en de larges touffes. Et son regard, gris, pénétrant. Il aurait eu dont de faire sourire niaisement n'importe qui; cela dit, la guerrière de l'ombre n'y cédait pas. Elle continuait à sourire comme à son habitude; un sourire chaleureux, mais insincère. Elle n'avait que faire de sa gentillesse. La bienveillance qu'elle lisait en ses prunelles l’écœurait et lui donner une irrésistible envie de les lui arracher. Car la féline y avait trouvé quelque chose de particulier; un sourire. Un sourire sincère. Un sourire emprunt d'amabilité. Un sourire dans les yeux; Oxymore préférait les sourires avec les lèvres. Ceux qui pouvaient être hypocrites, comme elle les utilisait si bien. Peut-être l'autre était-il suffisamment perspicace pour définir la méprise dans l'expression de la femelle ombreuse; ou peut-être pas.
Et ce sourire des yeux l'exaspérait au plus haut point. Il était si détestable. Pauvre imbécile...

« Bien le bonsoir. déclara t-il chaleureusement. Je suis ravie de faire ta connaissance, guerrière du Clan de l'Ombre. »

Elle resta un long moment silencieuse. La féline observait la tempête se déchaîner; à rythme régulier, un éclair déchirait le ciel en des éclats gris sombre, quasiment noir. Les arbres luttaient tant bien que de mal contre le vent, leurs feuilles happées par ces courants d'air puissant. Et la pluie, qui tombait encore et toujours, en continue, comme si elle allait s'abattre éternellement. La guerrière souriait, encore et toujours, en continue, imperturbable. Peut-être en abaissant légèrement ce dernier; autant rester un minimum crédible, c'était toujours cela de gagné. Le félin immaculé détourna un instant son regard avant de le reporter sur Oxymore; cette dernière y décryptait le même sourire, mêlé à une interrogation. Elle avait donc raison : le matou était d'une perspicacité étonnante. Jusqu'où parvenait-il à lire ses intentions ? La bienveillance ne quittait pas son regard. La jeune femelle espéra qu'il ne se doutait de rien. Elle se déplaça de manière a être nez à nez avec lui, son regard d'ambre adoucit ne quittant pas les prunelles grises du mâle.

« De même. Il s'agit là d'un plaisir partagé. lui répondit-elle doucereusement. »

Oxymore emprunta cet air qu'il lui était si facile d'afficher; le sourire très léger, naturel. Les yeux plantés dans le regard de l'autre. La posture détendue, les oreilles dressées. Attentive à son environnement, et, plus que tout, au félin blanc; observer ses moindres lignes, feintant la curiosité. La femelle ombreuse était une araignée; elle tissait sa toile minutieusement, avec patiente, pour être sûre de piéger ses proies. Chaque fil tendu était couvert de glu; du superflu ? Ou de quoi rendre le piège plus mortel encore. Et plus les insectes se débattaient, plus ils s'enfonçaient. Est-il suffisamment stupide pour y tomber dedans ? songeait la guerrière ébène. Sans attendre sa réponse, elle rajouta d'une toute petite voix :

« Comment vous portez vous, en ce jour de temps capricieux ? »

Avant l'attaque, l'amorce. Rester innocente autant qu'il le fallait; lui murmurer d'une voix aimable, agréable, douce à l'oreille, si douce, qu'il serait dur d'en comprendre l'hypocrisie dont faisait preuve Oxymore. Dans son cœur ? Le vide totale. La mélancolie ? Disparue. La pitié ? Juste ironique. L'amitié ? A la poubelle. Plus grand chose ne pouvait l'atteindre et, de ce fait, elle possédait la meilleure arme : une souffrance qui ne s'était pas éteinte, mais qui ne le tourmentait plus. La souffrance ? Elle s'en fichait éperdument.
Le premier fil était tendu.



Désolée, il me semble que c'est un peu court et de mauvaise qualité .-. Je ferai mieux la prochaine fois ^^
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Orage Éternel
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MessageSujet: Re   Dim 08 Mai 2016, 10:10

La femelle s'était placée bien en face d'Orage Éternel. Loin d'intimider le grand matou - il en aurait fallut beaucoup, pour ne serait-ce que le faire bouger d'un iota - cette approche ne fit que renforcer son interrogation. Orage Éternel ne détachait pas son regard des yeux ambrés de la femelle.
La tempête faisait rage. Les arbres craquaient et semblaient emportés dans une danse mortelle. Le craquement de leurs branches étaient un écho de leur agonie.
Le guerrier du Clan du Tonnerre détacha son regard de la chatte, avant de le porter une nouvelle fois sur le ciel. Il soupira longuement. Il était extrêmement heureux de ce journée ; il avait pu se rendre utile aux autres, et il avait pu partir en promenade. La pluie qui s'abattait désormais avec force, renforçait l'atmosphère pesante qui se dégageait de ce jour.

« De même. Il s'agit là d'un plaisir partagé. » lui répondit l'Ombreuse.

Orage Éternel la scruta. Un voile de tristesse lui étreignit le cœur tout d'un coup. Cette femelle... Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Le grand chat blanc ne savait pas quoi, mais il était certain qu'il y avait un problème. Si il pouvait le trouver, et délivrer ainsi la porteuse de l'ébène fourrure de son fardeau, son devoir serait rempli.
Contrairement aux apparences, qui lui conféraient l'air d'un gros nounours sans cervelle, Orage Éternel n'était pas stupide - loin de là. Sa sagacité, tout particulièrement, était hors-normes. Il voyait très bien que quelque chose clochait avec cette féline.

« Comment vous portez vous, en ce jour de temps capricieux ? » lança cette dernière d'une petite voix.

Le guerrier aux yeux gris sourit de nouveau. Un masque. L'Ombreuse portait un masque. Qu'y avait-il donc de si horrible derrière la façade qu'elle affichait partout, pour qu'elle se sente obligée de se cacher ?
Orage Éternel la dévisagea, avec une infinité tristesse au fond des prunelles. Il savait très bien que le poids des remords, des regrets, et plus particulièrement des souvenirs, était très lourd à porter. On ne pouvait jamais s'en défaire. Simplement le diminuer. Pour Orage Éternel, la solution avait été d'aider les autres, pour que jamais ils ne subissent ce qu'il avait subi. Ce trait de caractère tout particulier ne lui appartenait pas dès la naissance ; il se l'était forgé au fil des lunes. C'était une sorte de protection. Une tâche si ardue, si chronophage, qu'Orage Éternel n'avait plus le temps de réfléchir à sa propre existence. Tout ce qu'il avait vu, tout ce qu'il avait vécu... C'était de l'ordre du passé.
Toutes ces choses étaient si pesantes ! Cela pouvait faire chavirer une âme. Orage Éternel possédait une force de caractère très forte. Si il ne l'avait pas eue, son esprit aussi, aurait quitté le navire. Dans son cas, c'était seulement des émotions qu'il avait choisi d'oublier. C'était trop douloureux.

"Je me porte pour le mieux, je vous remercie." déclara Orage Éternel, de sa voix aimable. Puis il questionna la femelle : Et vous ma chère, comment allez-vous ?

Cette question était à double tranchant. Derrière la politesse aimable de l'interrogation, se cachait une demande très sérieuse. Comment allait-elle ? Mentalement ? Physiquement ? Et même... Spirituellement ? Lorsque le guerrier du Clan du Tonnerre posait cette question, ce n'était jamais innocemment. Il voulait réellement savoir l'état d'esprit de son camarade.
Malgré tout, peu de monde comprenait ce qu'il voulait dire par là. Tous se contentait d'un Bien, et toi ? Personne ne lui répondait sincèrement. Et cela, c'était ce qui chagrinait le plus notre matou. Il voulait aider tout le monde, chaque chat qui se présenterait devant lui. Avait-il raté sa vocation de guérisseur ? Non. Ce n'était pas ce genre de sentiments qui l'animait. Il ne voulait pas guérir les gens physiquement. Il voulait, et cela plus que tout, apporter du soutien aux esprits tourmentés.

Orage Éternel, qui regardait à présent dans le vide, reporta son attention toute entière sur la guerrière du Clan de l'Ombre. Comme tous en ce bas-monde, elle portait son propre fardeau ; néanmoins, celui-ci avait l'air particulièrement lourd.


Ta réponse était très bien ! Je m'excuse de la mienne, c'est vraiment pas la joie. u.u
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MessageSujet: Re: "La grandeur d’une âme est déterminée par..."   Dim 22 Mai 2016, 16:41


« Elles se perdent en regrets, les étoiles d'antan. Leur solitude conte de bien tristes choses, contre lesquelles nous ne pouvons lutter : ainsi la pluie est le sang de leurs âmes vidées, et les éclairs leur volent leur lumière. Que reste-t-il quand il n'y a plus ni lumière ni âme ? Une enveloppe sans plus ni lueur ni bonheur, qui se perd dans l'océan de l'oubli. »

Elle le détestait. Comme on détestait les parasites. Comme on détestait la boue collant nos pelages. Comme on détestait les sons épouvantables qui s'échappaient au passage des monstres des bipèdes. Comme on détestait l'âcreté de leur fumée noirâtre. Une haine prenante, envahissante, dévorante; le cœur d'un brasier incontrôlable et pourtant étrangement calme. Oxymore s'agaçait parfois de haïr sans cesse; mais la gentillesse et la perspicacité des félins comme celui qui se tenait en face lui donnait une nauséeuse envie de meurtres. La féline se retenait, cependant; elle réservait toute sa hargne pour sa mère. Un jour viendra où son esprit tordu saura l'achever comme elle l'avait toujours désiré. Malaise. Ses yeux s'embuèrent légèrement. De cette brume opaque, émanait cette vague mélancolie qui lui étreignait son âme. Brouillard obscur. Des larmes noires qui ne pouvaient couler. Des larmes noires qu'elle ne voulait laisser couler. Des larmes noires qui ne transparaissaient pas dans son regard. Acide qui liquéfiait son bonheur. Et des ombres qui défilaient comme les nuages dans ses prunelles, sans éclair, sans lumière, avec cette sournoiserie dont n'était capable de faire preuve qu'Oxymore. Elle souriait. Elle souriait un peu. Elle souriait largement. Elle souriait de ses dents blanches. Elle souriait; convaincante. Elle souriait; amèrement. Elle souriait; ironie. Cruauté du destin, passé qui la tourmentait. L'ombreuse ne voulait plus voir la lumière. Elle ne désirait plus que les ténèbres, et qu'importe fut son destin : la mort ne l'effrayait plus depuis longtemps. Alors que tout chavirait, elle tenait bon; s'il pleuvait, elle s'en fichait; s'il faisait temps beau, elle s'en moquait. Oxymore était une sculpture à la forme féline, taillée dans du bois d'ébène, polie pour en masquer les failles, vernie des plus obscurs défauts de la Terre. Elle brillait ainsi que le soleil; elle agissait comme la lune : nuit venue, silencieusement, en étant visible, sans être atteignable.
La féline recula légèrement; instable sur ses membres, elle ne perdit cependant pas face. Elle fit comme si de rien n'était, dissimulant son court et étrange malaise sous quelques battements ridicules de cils. Innocemment, elle s'était mise debout. Son regard ne quittait plus celui de l'autre félin; hypnotique. Elle avait l'habitude de ce genre de choses; le tout, c'était d'être suffisamment bonne comédienne pour s’immiscer totalement dans la peau d'un personnage qui était tout son contraire.

« Je me porte pour le mieux, je vous remercie.» déclara le félin immaculé d'une voix aimable.

Foutaise. Quelque chose te tourmente forcément. On n'échappe jamais au malheur.

« Et vous ma chère, comment allez-vous ? »

Mal. Inévitablement. Je suis à demi-folle et j'ai la folle envie de te buter.

« On ne peut mieux aller, répondit la féline d'une voix mielleuse. »

Et, soudainement, elle oublia sa colère; c'était un souvenir vieux, instable, brisé ainsi que des éclats de verre, coupant, brûlant, meurtriers, débris d'un autre temps. Chaque seconde était un long supplice : la vie infligeait sa damnation à ceux qui en jouissaient. Ainsi, son cœur meurtri s'écrasait pour ne devenir plus que poussière, au fil du temps. Son cœur pourri. Décomposé. Oxymore ne valait plus rien. La féline ombreuse releva son regard vers le ciel assombrit; la lueur des étoiles ne se distinguaient plus; la lueur de la lune ne perçait pas les ténèbres des nuages. Et la pluie, encore. Et l'orage, encore. Les éclairs déchiraient le ciel, poignards tranchant les cumulus. Les perles de nacre qui couvraient la surface luisante des feuilles vertes. Le sol terreux qui se changeait en boue épaisse et visqueuse. Et ce calme imperturbable dont faisait preuve le félin immaculé. Il observait Oxymore. La féline ébène sentait son regard coller à sa peau, l'éclat de ses yeux gris qui tentait de percer ses secrets au fond de ses pupilles. Elle reporta son regard vers les cieux sombres et nuageux. Ni Lune ni Etoiles. Les astres ne demeuraient plus que dans leur déchéance.

« Ce sont les étoiles qui hurlent leur douleur. fit-elle d'une voix absente. Elles souffrent parce qu'elles ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes dans la tempête, et que nous les observons, lassés du soleil. Nous sommes des poignards qui déchirent leur âme.»


Je suis terriblement désolée pour le retard :/
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Orage Éternel
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MessageSujet: Re   Ven 22 Juil 2016, 10:28

Le ciel s'assombrissait de plus en plus. Des piaillements d'oiseaux affolés parvinrent aux oreilles d'Orage Éternel. Le grand félin esquissa un vague sourire. Le vent mordait, harcelait les arbres, qui continuaient leur ballet morbide et silencieux. L'orage faisait rage.
Le guerrier du Clan du Tonnerre sentait venir quelque chose. Il avait une sorte de pressentiment. Cependant, il ne parvenait pas à déterminer si c'était ou non une bonne chose.
La féline, avec qui il était nez à nez, lui faisait un drôle d'effet. Elle souriait, de toutes ses dents, là n'était pas le problème. Ce qu'il y avait de plus inquiétant, c'était ces quelques secondes avant que le sourire ne s'affiche. Ces quelques instants où l'on pouvait enfin apercevoir le vraie visage de l'Ombreuse. Orage Éternel ressentait une vague de tristesse, qui s'enroulait autour de lui, dans laquelle il s'emmêlait les pattes. Il y avait autre chose. Ce n'était plus une vague, non. Orage Éternel avait la sensation que ses poumons se remplissait d'eau. Son souffle se faisait court. Ce qui émanait de cette chatte était terrifiant. Une sorte de pulsion meurtrière, aux relents cadavérique.
Le guerrier du Clan du Tonnerre cessa d'observer sa compagne de fortune. Si ce qu'il pensait était véridique, il valait mieux ne pas trop l'énerver. Mort, il ne servirait plus à rien, et serait encore moins en mesure de lui apporter toute son aide et son soutien.

« On ne peut mieux aller » déclara la féline.

Sa voix était douce, caressante. Orage Éternel était impressionné. Il ne pouvait presque pas discerner le vrai du faux, dans cette personnalité troublante. La voix qui venait de sortir de la gorge d'ébène de la guerrière était si belle, que le matou immaculé avait plus que tout envie de la croire. Mais il y avait encore cette chose, qui n'allait pas, qui le turlupinait. Derrière ces aimables paroles se cachait sans doute aucun toute autre chose. Le chat aux yeux gris décocha son plus beau sourire.
La femelle se stoppa net. Orage Éternel la scruta avec surprise. Il avait l'impression de contempler une coquille vide. Un miroir brisé, dans lequel il pouvait presque apercevoir celui qu'il avait été. Le guerrier du Clan du Tonnerre secoua la tête.

« Ce sont les étoiles qui hurlent leur douleur. Elles souffrent parce qu'elles ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes dans la tempête, et que nous les observons, lassés du soleil. Nous sommes des poignards qui déchirent leur âme.» miaula t-elle d'une voix lointaine.

Orage Éternel s'approcha lentement de la féline. La foudre s'abattit sur un arbre non loin de là. Le tonnerre, accompagné de crépitements, retentit. Les yeux du matou étaient plus sombres que jamais. En lui éclatait une colère, qu'il connaissait bien. C'était la colère d'avoir perdu ses parents, de ne rien avoir pu faire pour empêcher cela. Cette colère, de n'être qu'un moins que rien, à peine capable de se protéger lui-même. Ce sentiment, il ne le connaissait que trop bien. Lui aussi portait un masque. Lui aussi avait un fardeau à porter. Mais ce qu'il voulait, plus que tout au monde, c'était que personne n'eusse à subir une telle épreuve. La féline du Clan de l'Ombre ne ferait pas exception.
Arrivé à sa hauteur, Orage Éternel posa son large front contre celui de la chatte.

"Tout va bien. Laisse-moi te libérer de ta souffrance. Mon fardeau est lourd, mais je peux bien porter en plus tes tourments. " murmura le grand chat au pelage immaculé.

Je suis vraiment désolée, je n'ai jamais écrit une réponse aussi niaise... Si tu as des idées, dis-les moi, que je modifie ça... C'est vraiment pas top moumoute, je suis sincèrement navrée :( Et en plus c'est court...

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