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 "Commence par finir ce que tu commences !"

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Étoile du Firmament
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MessageSujet: "Commence par finir ce que tu commences !"   Dim 17 Avr 2016, 14:49

"Commence par finir ce que tu commences !"



Le Voyage de Chihiro.

Pelage d'Etoiles s'était arrêté. Il était frigorifié et approchait à grands pas de la ville. Les feuilles qui étaient tombées des arbres il y a peu de temps tapissaient le sol. Le soleil s'était levé sur cette marée colorée, qui semblait se mouvoir, en synchronisation parfaite avec les mouvements du vent.
Le félin noir détailla les alentours ; il était dans une sorte de petite forêt, un bois, avec un seul chemin. Il venait de quitter la terre rouge aux jets d'eau brûlante. Pelage d'Etoiles était méfiant. Le chemin semblait avoir été emprunté il y a peu de temps. L'odeur du Clan du Crépuscule était présente, bien qu'elle soit masquée par celle de la ville. Le Clan qui avait été chassé était donc passé par là... Mais pour aller où ? Était-ce possible qu'ils aient trouvé refuge dans des repaires de Bipèdes ? Non, certainement pas. Aucun félin sain d'esprit n'irait vivre là-bas... Mais... Où étaient-ils donc allés ? Avaient-il trouvé, au delà de la ville, des territoires inexplorés, susceptibles de subvenir à leurs besoins ? C'était sans doute ça, sinon, ils seraient rentrés depuis belle lurette à CerfBlanc... Quoique... Pelage d'Etoiles savait pertinemment que le Clan du Crépuscule ne comptait que très peu de membres... Qui plus est, le matou noir ne pouvait oublier les carcasses qu'il avait pu voir dans la grotte des blaireaux. Pardi, le Clan du Crépuscule devait être sacrément diminué à l'heure qu'il était !

Le lieutenant entendit un bruit étrange. Il bondit vivement dans les fourrées qui bordaient le chemin. Un Bipède passait sur un drôle d'engin, accompagné d'un chien. Pelage d'Etoile retint sa respiration. Il ne fallait pas qu'il se fasse repérer. Heureusement pour lui, son odeur était camouflée par la boue présente dans la flaque dans laquelle il s'était roulé. Le canidé aboyait un peu partout, apparemment très heureux de se promener avec son Bipèdes. Pelage d'Etoiles leva les yeux au ciel. Comment pouvait-on aimer être dépendant d'une sorte de bête qui vit dans des abris étranges ? Enfin. Le lieutenant ne pouvait pas se permettre de juger. Lui-même n'avait jamais vécu en ville, et il espérait bien ne jamais avoir à y déménager.
Pelage d'Etoiles sortit la tête du buisson. Il jeta un regard circulaire. Rien à signaler. La forêt était vide de Bipèdes matinaux, et le chemin semblait libre. Le chat aux yeux bleus sortit des fourrées et reprit sa route. Il grogna ; l'air était encore chargé de l'odeur du Bipède et de son animal. Enfin, bientôt, elle serait masquée par le fumet odorant que dégageait la route. Pelage d'Etoiles soupira. C'était sur une de ces routes qu'il avait fait la connaissance de son ancienne compagne, Voile d'Azure. L'estomac de Pelage d'Etoiles le coupa dans ses divagations. Mais, ma parole, c'est qu'il était affamé ! Il devait trouver de quoi se mettre sous la dent, et vite.

Pelage d'Etoiles huma l'air. Avec cette odeur affreuse que dégageait la ville, il eut de la peine à déceler le fumet d'un jeune lapereau. Le matou s'avança sans un bruit jusqu'à dénicher sa petite proie. En un éclair, il se découvrit et bondit sur son déjeuner. Ce n'était pas grand chose, mais c'était mieux que rien. Et puis, après tout, il n'était pas là pour faire un festin digne d'un roi. Il avait une mission très importante à accomplir. Son combat avec les blaireaux l'avait quelque peu sonné, si bien qu'il en avait presque oublié ses priorités. Pelage d'Etoiles se baffa mentalement. Les autres comptaient sur lui ! Il ne devait pas, que dis-je, il ne pouvait pas les décevoir. Son devoir était plus important que son estomac. Celui-ci, apparemment mécontent, grogna de nouveau.
Sans tenir compte de son organe récalcitrant, Pelage d'Etoiles se remit en marche, beaucoup plus rapidement cette fois-ci. Il ne pouvait pas courir ; la ville était très proche, il devait à tout prix rester sur ses gardes, si il voulait éviter d'y laisser la peau.

Quelques queues de renard plus tard, Pelage d'Etoiles tomba nez à nez avec un Monstre. Il était démesurément grand. Pelage d'Etoiles n'en avait jamais vu de pareil. L'engin était rouge métallique, et était soutenu de deux immenses roues crantées. Le Bipèdes qui était à l'intérieur était aussi très étrange : il avait un espèce de couvre-chef, et était affublé d'une tenue pleine de boue. Le lieutenant, intrigué, s'était approché de plus près. Le Bipède le remarqua, et lui jeta quelque chose. Terrifié, Pelage d'Etoiles détala. Ce n'était vraiment pas dans son habitude de frémir à chaque bruit. Le fait est qu'il avait une peur bleue de la ville. A l'instant, c'était sa curiosité maladive qui l'avait poussé à s'approcher. En temps normal, il n'aurait pas suivi le chemin tout tracé. Il aurait pris des chemins détournés, qui l'auraient mené à la ville, certes, mais Pelage d'Etoiles aurait mis deux fois plus de temps à arriver. Il ne pouvait pas se permettre de perdre du temps dans une pareille situation.

A peu près remis de sa frayeur, Pelage d'Etoiles continua son long périple. Il apercevait la ville. Son poil se hérissa. Il n'avait jamais réussi à comprendre pourquoi il avait si peur de la ville. C'était une phobie inexplicable. Et puis, le lieutenant ne pouvait en parler à personne. Du moins, c'était ce dont il était persuadé. Pour lui, il ne devait pas avoir de peurs, car cela s'apparentait à des faiblesses. Et il ne pouvait pas être faible. Son rôle était de protéger les autres, pas de se lamenter sur son sort.
Le matou au dos tacheté était arrivé face à la route, à la lisière de la forêt. Un pas de plus et il serait dans le territoire des Bipèdes. Pelage d'Etoiles ravala sa salive et inspira longuement. Rassemblant toutes ses forces, il se prépara au sprint qui lui permettrait de traverser cette route odorante. Au moment où le matou posa sa patte sur le sol grisé, un Monstre rugissant manqua de la lui arracher. Pelage d'Etoiles, tétanisé, recula. Après un instant, il prit sur lui, et ré-avança sa patte. Cette fois-ci, aucun Monstre à l'horizon. Le lieutenant du Clan de la Rivière courut aussi vite que ses pattes le lui permettaient. Arrivé sans problème de l'autre côté de la route, Pelage d'Etoiles fut confronté à un nouvel obstacle. Un nid de Bipède, géant. Il semblait monter jusqu'aux nuages. La félin aux yeux bleus frémit. En bas de cet abri se trouvaient des félins endormis. Pelage d'Etoiles s'empressa de partir. Il ne voulait pas se battre à nouveau.

Après avoir été attaqué par un poulet, après avoir croisé des milliards de Bipèdes, après avoir faillit être kidnappé par un étrange Bipède en costume, Pelage d'Etoiles arriva enfin à la sortie de la ville. Il n'avait jamais été aussi heureux. Malgré tout, quelque chose pesait sur son cœur. Il s'en voulait terriblement : à chaque hésitation qui l'avait poussé à reculer, c'était du temps en moins à ses camarades malades. Peut-être que certains y avaient laissé la vie. Pelage d'Etoiles sentit sa gorge se nouer. Mais quel lieutenant était-il ? Il laissait ses amis, ses frères, sa famille, être attaqués par un virus qui allait leur coûter la vie. Si il était vraiment digne de protéger son Clan, il aurait pu protéger ses camarades. Et puis... Pelage d'Etoiles se frappa de nouveau mentalement. Ce n'était pas le moment de se traiter de tous les noms. Ses amis allaient y laisser la peau si il ne se pressait pas un peu. Personne n'en avait que faire de ses états d'âme. Il était lieutenant, bon sang ! Son Clan passait avant tout. Rassuré à cette pensée, Pelage d'Etoiles sortit de la ville, aussi rapidement que possible. Le chemin ne devait plus être très long, et le remède miracle se rapprochait de plus en plus. Pelage d'Etoiles sentit son cœur se gonfler d'un nouvel espoir.
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