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  "La vie, c'est comme une boîte de chocolats..."

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Étoile du Firmament
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MessageSujet: "La vie, c'est comme une boîte de chocolats..."   Dim 17 Avr 2016, 12:39

"La vie, c'est comme une boîte de chocolats ; on ne sait jamais sur quoi on va tomber. "



Forest Gump.

Aujourd'hui était un grand jour. Pelage d'Etoiles le savait pertinemment. Le Clan de la Rivière courrait un grave danger : tous les membres, ou presque, étaient touchés par une sorte de virus inconnu. Cette épidémie ne s'étendait pas qu'au Clan de la Rivière, non, loin de là ; elle s'était répandue dans tous les Clans de la forêt de CefBlanc. Pelage d'Etoiles frémit. Nombre de ses amis faisaient partie d'autres Clans. Il pensa particulièrement à Etoile du Loup et à Etoile des Sables, qui, en tant que chefs, avaient d'autant plus de responsabilités, compte tenu de la situation actuelle. Le lieutenant espérait qu'ils aillent bien. Lui-même n'avait pas été touché par la maladie ; sans doute était-ce dû à la mise en quarantaine des malades, dirigée par le guérisseur du Clan de la Rivière, Branche d'Arbre.
Pelage d'Etoiles frémit de nouveau. Il repensa à la lueur de panique dans les yeux des chatons, ainsi que la terreur dans laquelle baignait la forêt entière. Le félin se devait de faire quelque chose. Plus que tout au monde, il désirait protéger son Clan, au péril de sa vie. C'était bien ce qu'il allait faire en ce jour. En effet, les Anciens avaient informé le peu de membres encore aptes à voyager d'une information extrêmement importante, dont le Clan et la forêt dépendaient : il y avait, au Nord, une plante miracle, capable de guérir les chats atteint par ce mal. En entendant cette nouvelle, Pelage d'Etoiles n'avait pas pu attendre ; il avait bondi jusqu'à l'antre d'Etoile Céleste, et l'avait suppliée de le laisser partir. Il voulait partir seul. Ne pas mettre d'autre vie que la sienne en danger. C'était son devoir de lieutenant. Etoile Céleste avait accepté. Pelage d'Etoiles se préparait pour son long voyage.

Le matou était sortit de sa tanière. Il faisait nuit noire. Pelage d'Etoiles leva les yeux vers le ciel. La Lune était à son zénith. Les étoiles scintillaient. Le félin aux yeux bleus esquissa un faible sourire. Il se sentait toujours bien lorsqu'il sortait la nuit. Les étoiles de son pelage ressortaient elles aussi. Le tableau, de ce félin contemplant le ciel, était splendide. Enfin, il l'aurait été si quelqu'un avait pu le voir. Ce qui n'était pas le cas. Effectivement, Pelage d'Etoiles n'avait pas voulu informer le Clan de son départ. Il ne voulait pas croiser le regard des malades avant de partir. Cela lui coûtait trop de voir son Clan si mal en point. Son coeur se déchirait dès qu'il croisait le regard de ses camarades. Ils souffraient tous, que ce soit les malades ou leur famille.
Peut-être Pelage d'Etoiles ne reviendrait-il pas de ce voyage. Peut-être y laisserait-il la vie. Peu lui importait.
Il voulait, plus que tout, sauver son Clan. Tant qu'il rapportait le remède, sa vie n'était pas importante.
Le lieutenant se dirigeait d'un pas décidé vers la sortie du camp. Au dernier moment, il s'arrêta, et jeta un regard circulaire sur toute cette étendue. La nuit était calme, et jamais l'on aurait cru que cet endroit si paradisiaque était sur le point de basculer en enfer - si ce n'était pas déjà le cas. Le félin aussi noir que la nuit bondit et disparu.

Pelage d'Etoiles courrait, aussi vite que ses pattes pouvaient se mouvoir. Il n'y avait aucune minute à perdre. Le félin passa sur tous les territoire de son Clan. Il ne regarda rien d'autre que la direction que le mènerait au moyen de sauver son Clan. Il ne pouvait pas se permettre d'être distrait.
Les Anciens avaient dit que la plante se trouvait au Nord... Pelage d'Etoiles emprunta cette direction à toute allure. Il traversa un petit gué à la nage, et se retrouva sur des territoires à priori ennemis. Heureusement, tous les Clans s'étaient mis d'accord pour autoriser leurs escouades de sauvetage à traverser tous les territoires.
Pelage d'Etoiles devait se dépêcher. Il le savait, il ne serait sans doute pas le seul à être envoyé. Si il ne revenait pas assez vite, un groupe de chats pourrait très bien être envoyé à sa place. Il ne voulait pas mettre les vies des membres de son Clan en danger.
Le lieutenant du Clan de la Rivière était déjà bien loin de son camp lorsqu'il fut dans l'obligation de s'arrêter. Ses poumons le brûlaient. Ses pattes tremblaient, menaçant de le faire tomber. Pelage d'Etoiles respira longuement. Il tenta de concentrer toutes ses forces dans ses pattes. En vain. Il devait prendre une petite pause.

Après quelques instants de repos, qui lui parurent durer des heures, Pelage d'Etoiles reprit enfin sa route. Il était revigoré.
Il allait toujours au Nord. Rien ne pourrait le dévier de sa trajectoire. Le félin aux yeux bleus ralentit. Il ne connaissait plus les environs. Cela faisait bien trois bonnes heures qu'il courrait, et il n'était plus dans les terres ni du Clan du Vent, ni du Clan du Tonnerre, ni du Clan de l'Ombre, et encore moins du Clan de la Rivière. Alors pourquoi sentait-il une odeur si familière ? Ce n'était qu'un léger fumet, à peine distinguable. Cette odeur... Elle lui rappelait quelque chose mais... Quoi donc ? Pelage d'Etoiles n'eut pas le temps de continuer à réfléchir ; une odeur bien plus forte et entêtante lui parvint à la truffe. C'était l'odeur âcre du sang, mêlée à celle d'un des pires ennemis des félins : le blaireau.
Pelage d'Etoiles se sentait faiblir. Ses pattes tremblaient encore plus intensément que tout à l'heure. C'est alors qu'une image forte s'imposa au lieutenant : son Clan. Les visages de ses camarades. Il n'avait pas le choix.
Pelage d'Etoiles reprit sa course effrénée, bondit, pour atterrir dans un semblant de grotte. Le matou secoua la tête pour chasser l'odeur qui emplissait sa truffe. Vainement. Le fumet présent dans cette grotte était si fort, qu'il n'y avait aucun doute à avoir ; un blaireau était présent. Pelage d'Etoiles inspira un bon coup, avant de se lancer dans une longue et pénible exploration de l'endroit obscur.

La grotte était très vaste. Pelage d'Etoiles ne put s'empêcher d'être étonné. Comment un seul blaireau pouvait-il sentir aussi fort, dans un si grand espace ? C'était donc qu'il n'était pas seul... Pelage d'Etoiles distingua une forme floue et gigantesque. Le lieutenant était tombé sur une famille de blaireaux.
Pelage d'Etoiles eut soudain l'envie très forte de prendre ses pattes à son cou, et de s'enfuir. Mais son esprit était intraitable. Il ne pouvait pas partir. La masse remua quelque peu. Pelage d'Etoiles n'aurait aucune chance face à une famille de blaireaux, mais face à un seul spécimen ? C'était jouable.
Le matou au pelage d'ébène sortit les griffes, tout en inspectant les environs. D’innombrables carcasses s'entassaient, çà et là, dans la grotte. Pelage d'Etoiles guettait une sortie. La masse devenait de moins en moins indistincte. Un blaireau s'était apparemment réveillé. Il n'allait mettre qu'un instant à détecter la présence de Pelage d'Etoiles. Au moment où celui-ci s'apprêta à se jeter à corps perdu dans un combat qui risquait de lui coûter la vie, le blaireau se leva, laissant découvrir le coin de la grotte qui menait de l'autre côté. Pelage d'Etoiles sourit. Il lui suffisait de partir lui plus discrètement possible. Mais le blaireau ne l'entendait pas de cette oreille. Il aperçut Pelage d'Etoiles et se lança sur lui, comme un taureau sur un voile rouge. Le lieutenant esquiva avec l'agilité qui lui était coutumière, tout en tentant de se rapprocher de la sortie.
Le blaireau lança brusquement un coup de patte. Pelage d'Etoiles tenta d'esquiver, mais un autre blaireau s'était glissé derrière lui. Comment était-ce possible ? Les blaireaux n'étaient-il pas censés être stupides, sans cervelle ? Pelage d'Etoiles se retint de feuler. Toute la bande de blaireaux n'était pas encore réveillée, et il ne voulait pas que cela se produise. Ses chances s'étaient grandement amoindries. Le blaireau devant lui lança un autre coup de patte, tandis que le blaireau de derrière se rapprochait dangereusement. Pelage d'Etoiles sauta en l'air, et se retrouva sur le dos du premier blaireau. Celui-ci se déchaîna, lançant ruade sur coup de cul. Pelage d'Etoiles était ballotté de toutes parts, mais il ne devait pas lâcher. Si il venait à bout de son adversaire, il pourrait sortir. Mais il devait faire vite, avant que les autres ne se réveillent. Le matou aux yeux bleus ne put s'empêcher d'être choqué : comment faisaient-ils pour dormir avec un raffut pareil ?

Pelage d'Etoiles tanguait dangereusement. Sa monture était déchaînée. Le blaireau qui se trouvait auparavant derrière lui sauta sur lui, et le fit tomber. Pelage d'Etoiles se claqua le dos sur le sol. Il peinait à trouver de l'oxygène. Ses pattes ne voulait plus lui répondre. Un des deux blaireaux s'avança vers lui, et lui asséna un coup de patte. Pelage d'Etoiles valdingua vers la masse indistincte que composaient les blaireaux restant. Avec effroi, le lieutenant se rendit compte que ce n'était pas d'autres blaireaux. C'était des corps. Sans vie. Des corps sans vie, de chats. Pelage d'Etoiles reconnu tout de suite l'odeur à laquelle sa truffe avait été confrontée avant d'entrer dans cette grotte. Le Clan du Crépuscule. Ce Clan qui avait été chassé de CerfBlanc. Il était donc passé par ici ? Les carcasses de ses membres étaient nombreuses. Pelage d'Etoiles vit rouge. Bien qu'il n'avait jamais porté le Clan du Crépuscule dans son cœur, il ne pouvait pas prendre cet acte à la légère. Ces deux infâmes bêtes avaient tué des félins. C'aurait pu être ses propres camarades. Le félin bondit de nouveau sur le blaireau le plus proche de lui, et lui griffa la peau du dos, enlevant d'importantes touffes de poils au passage. Le blaireau hurla. Son cri était strident. Les tympans de Pelage d'Etoiles menaçaient d'imploser. Mais le lieutenant du Clan de la Rivière ne s'arrêta pas là. Avec toute la haine qu'il avait en lui, il fit un nouveau bond, et se retrouva sur la nuque de son adversaire. D'un violent coup de mâchoire, Pelage d'Etoiles réduit sa monture au silence.

La sortie était à présent visible. Pelage d'Etoiles sauta vers cette lumière, mais s'enfonça dans un gros tas devant lui. Le blaireau qui restait s'était placé devant la sortie. Pelage d'Etoiles était coincé dans une fourrure blanche et noire, suintant la transpiration. Le blaireau sentait le sang. Le fumet était si fort qu'il camouflait presque l'odeur de l'adversaire de Pelage d'Etoiles. Ce sang, c'était celui d'autres félins. Pelage d'Etoile feula aussi fort qu'il le pouvait, avant de se glisser sous le ventre de son adversaire. Il griffa le ventre de l'autre de toutes ses forces. Pour son Clan, pour les félins morts ici. Du sang jaillit de partout, arrosant les murs de la grotte. Le blaireau s'affaissa, et Pelage d'Etoiles se retrouva coincé sous cette horrible masse puante.
Le félin ne s'arrêtait pas de griffer. Il avait besoin d'air. L'odeur du sang lui montait à la tête. Si il ne sortait pas, il allait devenir fou.
Au prix de terribles efforts, le lieutenant parvint à s'extirper de la carcasse sous laquelle il était retenu prisonnier. Pelage d'Etoiles bondit dehors, sans jeter aucun regard derrière lui.
La Lune avait décliné. Bientôt, elle laisserait place au soleil. La fourrure de Pelage d'Etoiles était collante. Elle était pleine de sang. Le matou aux yeux bleus sentait qu'il n'allait bientôt plus pouvoir contenir son estomac. Il allait vomir, lorsqu'il aperçut une grande flaque d'eau. Elle était certes un peu boueuse, mais la question ne se posait même pas. Pelage d'Etoile se roula dedans un bon millier de fois.

Après cette petit baignade impromptue, Pelage d'Etoiles s'ébroua. Bien que cela soit contre sa nature, il ne prit pas le temps de faire sa toilette. Son Clan comptait sur lui. Le félin reprit sa course, en remerciant le Clan des Etoiles de lui avoir permis de sauver sa peau. Il pouvait mourir, mais pas avant d'avoir ramené le remède au Clan de la Rivière.
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